On connaît bien évidemment Stanley Kubrick pour ses chefs d’œuvres cinématographiques ("Spartacus", "Lolita", "2001, l’odyssée de l’espace", "Orange mécanique", "Barry Lindon", "Shinning", "Full metal jacket"… ), on le connaît moins pour ses photographies.
L’exposition "Stanley Kubrick, photographe" aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique présente les premiers pas créatifs de Stanley Kubrick.
Curieux de tout, Kubrick a exploré l’ensemble des possibilités offertes par le cinéma pour exprimer la violence sociale qui transforme en profondeur l’individu jusqu’à métamorphoser un paraître réduit au masque.
Ce qui est moins connu, c’est la manière dont Kubrick est arrivé à cet équilibre ténu entre ordre et chaos. L’équilibre entre un monde intérieur voué aux profondeurs du psychisme et au passé, et un monde extérieur nécessairement tourné vers le futur.
Ses reportages photographiques témoignent par leur construction en séquences d’une conception déjà cinématographique. À travers l’objectif de Kubrick se compose un portrait de l’Amérique qui vient de sortir de la guerre.
La construction de ses images est si parfaite que l’on pense d’abord à une mise en scène. Au-delà de ce regard porté sur la société et sur ses tensions sociales, mais aussi raciales, le travail photographique de Kubrick témoigne aussi d’un souci de construction qui va au-delà du reportage. Metteur en scène spontané, Kubrick cherche à sublimer l’instant, par essence chaotique et incontrôlable, en lui donnant forme et structure.
Infos :
Musées royaux des beaux-arts de Belgique
3 rue de la Régence
1000 Bruxelles
Tél. : 00 32 2 508 34 56



